Violent Femmes : We Can Do Anything

On les savait sur le retour depuis une re-formation qui paraissait jusque-là improbable pour un festival en 2013 et la sortie d’un E.P. sorti il y a tout juste un an. Violent Femmes aura donc mis quinze longues années avant de proposer enfin un nouvel album, mettant les anciennes dissensions de côté et s’étant séparé toutefois du batteur originel. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la bande de Gordon Gano n’a pas pris une ride musicale. Toujours direct et incisif, leur punk-folk prouve encore, plus de trois décennies après leurs débuts, que l’on peut avoir envie de sauter partout en bougeant de la tête même si les instruments sont acoustiques. C’est à cette formule d’ailleurs que les Français de Louise Attaque avaient puisé les sources pour faire leur propre chemin, allant jusqu’à s’inspirer du nom pour celui de leur groupe et inviter le leader de la formation américaine pour travailler sur leurs deux premiers albums.
Dès les premières notes du titre d’ouverture Memory, on plonge dans l’Amérique folk qui aurait bu quatre barils de bière en trop. Drôles, enjouées, naïves, les plages se succèdent au fil parfois instable de la voix de Gano, raconteur d’histoires déjantées ou d’amours ingénument cruelles. Hormis une pause balade plus pop avec What You Really Mean en milieu de parcours, on en ressort gentiment décoiffé. Et comme toujours, les Américains de Violent Femmes ne s’attardent pas. En à peine plus de trente minutes, les dix chansons sont consommées en une énergie intacte. Un retour aux sources qui ne se démode décidément pas. Welcome home, messieurs.

Marjorie Risacher

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Violent Femmes – Memory

Crédit Photo : © Herman Asph

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