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Révélation RIFFX : Qui es-tu Shadi ?

Heureuse lauréate du tremplin RIFFX Julie Zenatti, Shadi assurera la première partie de l’artiste pour les concerts de Lille (le 19 juin 2021), Pavillon-sous-Bois (le 6 novembre 2021) et un autre à confirmer prochainement. Loufoque, déjantée et très sympathique, cette artiste aux multiples talents est en train de se révéler. Son projet grandissant, RIFFX est parti à la rencontre de Shadi !

Bonjour Shadi, raconte-nous ton parcours.

J’ai commencé assez tôt la musique : j’ai mis les pieds dans un conservatoire à l’âge de six ans, mon premier instrument a été le piano. Je fais partie d’une famille de musiciens, je pense que ça m’a pas mal aidée. Plus tard, j’ai fait de la comédie musicale, du théâtre et du chant lyrique par le biais de mes études exclusivement musicales et théâtrales. Aujourd’hui, en parallèle de mon projet Shadi qui est né en 2019, je travaille toujours ma voix en lyrique au conservatoire. Au départ, je me dirigeais vers ce monde du chant lyrique mais petit à petit je me suis ouverte à d’autres choses grâce à des rencontres. Maintenant j’essaie de mêler ces deux univers à travers mon projet.

Chant, comédie musicale, théâtre… Toutes ces facettes se regroupent dans ton projet Shadi n’est-ce pas ?

Ouais en fait ça se complète vraiment, parce que l’aspect qui me plait et qui me motive le plus, c’est la scène. La rencontre avec les gens, interpréter chaque morceau à ma façon, emmener un personnage sur scène et pas seulement moi… Ça m’amuse beaucoup de faire ça. J’aime bien mélanger le chant et la comédie et ne pas me placer en simple chanteuse qui chante, mais aussi en personnage qui raconte des histoires.

Tu as sorti ton deuxième EP Pierrot Pleure plus en 2020, peux-tu nous présenter ce projet ?

C’est donc mon deuxième EP qui contient 8 titres, entièrement écrit et composé par moi. J’avais envie de le faire toute seule parce que j’étais en pleine recherche, pendant ce projet j’ai vraiment exploré le mélange entre la voix aigüe et les sonorités électroniques. Par rapport à mon premier projet, j’ai plus assumé ce côté-là par rapport à mon premier projet. A l’époque je n’osais pas encore expérimenter, de peur que ça ne colle pas ou que ça ne plaise pas forcément, alors que justement c’est ce mélange qui fait ma force. J’ai une voix aigüe c’est comme ça (rires), autant l’utiliser et en faire mon identité.

Pour une première plongée dans ton univers, quels titres conseillerais-tu au public ?

Je conseillerais Bus de nuit et Boîte d’Ennui. Le premier pour son côté mélancolique, planant et dans le rêve, tandis que le second est plus dansant. On peut découvrir mes deux facettes comme ça.

Tu viens de dévoiler le single Dans mon histoire qu’on aime beaucoup. Que raconte-t-il ?

Je l’ai écrit et composé pendant le deuxième confinement. Il parle de mes doutes perpétuels et de mes peurs de l’avenir, en tant qu’artiste la période n’est pas forcément évidente et j’avais besoin d’en parler. J’avais cette impression que tout le monde avançait sauf moi. Cette chanson m’a permis de reprendre confiance. D’ailleurs, pour la première fois ce titre est le fruit d’une collaboration. J’ai d’abord composé la musique avant de la présenter à un ami beat maker, Ermite, qui lui s’est occupé des arrangements.

Les mots « atypique », « original » et « déjanté » viennent tout de suite à l’écoute de ta musique.

Je suis d’accord avec ces mots (rires). C’est pas facile de mettre des mots pour décrire son propre projet musical, j’ajouterais je pense : « nostalgique », « joyeux » et « diabolique ». Voilà ce qui me vient en tête, c’est assez contrasté.

Quelles sont tes influences ? On pense par exemple à Elli & Jacno, Lio, Mylène Farmer ou Kate Bush.

Mylène Farmer et Kate Bush, on me l’a pas mal dit. Mylène Farmer sans doute, pour l’utilisation de sa voix et aussi de son univers un peu étrange et dérangeant. Il y a aussi le fait qu’elle mélange une voix aigüe, hyper planante, avec des sons électro. Kate Bush aussi pour la voix. J’ai tellement écouté le groupe Stupeflip que ça a inconsciemment influencé ma musique, en plus le chanteur du groupe est lui-même fan de Mylène Farmer (rires) ! Il voulait d’ailleurs faire une chanson avec elle, mais elle n’a jamais répondu. Je suis aussi une grande admiratrice de FKA Twigs et Björk.

Grâce à RIFFX, tu vas faire la première partie de Julie Zenatti lors de plusieurs dates de sa tournée. Comment as-tu réagi à l’annonce de ta victoire au tremplin ?

Ah bin j’étais contente (rires) ! C’est la première fois que je me présentais à ce genre de tremplin, de cette ampleur-là, parce que c’est quand même sympa ce qui est proposé. Le fait de ne pas pouvoir faire de concerts ces derniers mois m’a motivée à participer à des tremplins. J’ai tenté ma chance sans trop y croire, et pourtant ça a marché ! J’étais super contente et excitée… Maintenant je suis un peu stressée à l’approche des dates (rires). C’est un bonheur, vraiment.

A quoi peut-on s’attendre sur scène ?

Il s’agira d’un set de 30 minutes où je chanterais un peu de tout : de mes premiers morceaux à certains de Pierrot Pleure Plus, et aussi de nouveaux titres que je n’ai jamais fait en concert. Je travaille très dur pour que ce soit parfait. J’ai envie qu’il y ait une ambiance joyeuse et énergique pour donner envie aux gens de me découvrir un peu plus. Et comme ma prestation sera courte, je n’ai surtout pas envie de rendre le public triste (rires). J’espère que ça plaira aux fans de Julie Zenatti. Ce n’est pas un exercice facile de faire la première partie de quelqu’un, mais à mon avis ça sera très intéressant.

Que représente Julie Zenatti pour toi en tant qu’artiste ?

Je connaissais notamment les premiers succès de Julie Zenatti. Quand j’ai vu le tremplin, je me suis dit que son univers pouvait super bien coller avec le mien. C’est un plaisir immense de pouvoir faire sa première partie : elle a une voix incroyable, elle est pétillante et j’ai l’impression qu’elle a une énergie débordante sur scène. C’est vraiment un honneur pour moi de jouer à ses côtés.

Que retrouve-t-on dans ta playlist en ce moment ?

Le début de ma réponse va être hyper cliché mais j’écoute vraiment de tout (rires). Des opéras de Mozart comme aussi bien du gros rap, par exemple les derniers sons de Vald. En ce moment, j’écoute beaucoup L’Or du Commun, un groupe de rap belge que j’adore. Ils viennent de sortir un album, je l’écoute en boucle depuis une semaine. Un autre album qui m’obsède depuis un mois c’est celui de Bonnie Banne que j’aime beaucoup, elle aussi c’est une source d’inspiration. Et sinon je réécoute un peu Björk aussi en ce moment.

C’est quoi la suite pour Shadi ?

Ce mois-ci je tourne deux clips : Boite d’Ennui avec une super équipe d’étudiants de l’ENS Louis-Lumière. Un nouveau titre va sortir dans quelques mois, Miroir, il sera sur mon prochain EP que je prépare aussi pour la rentrée prochaine. Il sortira d’ici septembre-octobre je pense, je travaille dessus en collaboration avec un beat maker.