Quentin Mosimann, la surprise

En 2008, quand il remporte la « Star Academy 7 », plus personne ne croit encore au concept. Après le flop des saisons 5 et 6, et de ses vainqueurs respectifs Magalie Vaé et Cyril Cinélu, on promet les oubliettes à Quentin Mosimann.

Pourtant, cinq ans plus tard, le chanteur et DJ suisse est toujours là. Et bien là.

Voilà comment il a su créer la surprise …

À 4 ans, les parents du petit Suisse (oui, on a osé) divorcent : il part vivre en Haute-Savoie, avec sa mère. Au même âge, Quentin commence à s’intéresser à la musique.

Il apprend la batterie et le piano, qu’il maîtrise vite. Puis il se met au chant, jusqu’à remporter des concours régionaux. Ce sera la musique. C’est sûr. Mais Quentin s’intéresse à tout ce qui sonne : ado, il découvre les platines. Musicien, chanteur, DJ… A 18 ans, il est déjà un artiste polyvalent.

Il part habiter dans le sud de la France, à Hyères, où il est repéré par un producteur ; mais c’est l’émission de TF1 qui va faire de lui une star.

StarAc

La StarAc : le rêve de tous les ados qui ont grandi dans les années 90. Et même si, après la quatrième saison et la victoire de Grégory Lemarchal, le concept s’essouffle, Quentin Mosimann tente sa chance en 2007.

Cheveu soyeux, belle gueule et bras tatoués, Quentin est attendu comme l’un des personnages phares de l’émission.

Pourtant, plutôt discret dans le château, c’est en « éval’ » (au bout de 7 saisons, on connaît le jargon) et sur les primes que le jeune homme se fait remarquer.

Son style jazzy-électro ne ressemble à aucun de ceux des candidats, et ce toute saisons confondues.

Ce style fait la différence, et le 15 février 2008, Quentin Mosimann est déclaré vainqueur de la StarAc’ 7.

Cherchez le garçon

Bon élève, c’est dans le style qui l’a fait connaître au public que Quentin propose son premier single, la même année : une reprise de « Cherchez le garçon », de Taxi Girl. Ce titre jazzy ne représente qu’une des facettes de la personnalité du jeune homme, qui aura besoin de quelques années supplémentaires pour se trouver vraiment.

Son premier album, « Duel », est néanmoins sacré disque de platine. Pour un garçon que tout le monde vouait à un oubli rapide à sa sortie de l’émission, c’est un démenti assez vif.

Entre ce premier disque, en 2008, et «Exhibition », qui sort en 2010, Quentin a pris du temps pour trouver le ton qui lui allait. Moins médiatisé, mais booké en DJ set partout dans le monde, le jeune artiste fait ses armes aux platines.

Musicien, chanteur, DJ, dans un pays où l’on range facilement les artistes dans de petites cases, Mosi ne veut pas choisir. Il veut pouvoir mixer à Miami, et devenir coach vocal pour une émission de chant, comme celle qui l’a révélé cinq ans plus tôt. Ce qu’il fait.

Depuis le 20 décembre 2011, Quentin a sa place sur le célèbre fauteuil rouge de « The Voice », pour l’édition belge. Et comme pour faire taire ceux qui doutent encore de sa crédibilité, c’est son poulain, Roberto Bellarossa, qui a remporté la première saison de l’émission.

« Je suis DJ »

Après avoir légitimé sa place de chanteur, avec deux saisons dans le jury de « The Voice » Belgique, Quentin nous rappelle qu’il est DJ dans un nouveau single, aux sonorités nettement plus électro qu’à ses débuts.

Fin 2012, il entre à la 74e place dans le classement TOP100 du magazine britannique « DJ Mag ». Et en mars dernier, le CDI : l’ancien « staracademycien » devient DJ résident sur Fun Radio.

Depuis ses premières gammes à 4 ans, ce touche-à-tout ne rate rien.

A la télé, dans les plus grands clubs du monde ou en studio, celui que personne n’attendait continue son chemin.

Courant 2013, Quentin Mosimann sortira son troisième album « The 8 Deadly Sins ». Sûrement une nouvelle surprise …

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