Will.i.am : Voyages et musique

Comment avec vous travaillé sur ce nouvel album que le public attend depuis déjà un long moment ?

J’ai travaillé plus d’une année pour composer les titres. Puis Dr Luke – DJ et producteur – les a récupérer pour les retravailler. Il m’a montré une autre voie possible avec d’autres orchestrations. J’aime beaucoup ce travail de collaboration qui existe entre un producteur et un musicien. Il y a une amitié qui se crée, que ce soit avec Afrojack ou David Guetta.

Y a t’il un morceau que vous aimez plus particulièrement ?

Oui Smile Mona Lisa, car nous avons enregistré cette chanson à 2h00 du matin dans le Louvre dans la pièce où se trouve La Joconde. Je voulais retrouver l’ambiance que dégage cette salle mythique. Mais, en ce moment c’est Fall Down que je préfère, avec ce mélange d’orchestre classique, de guitare pop et d’énergie dance.

On retrouve des featuring avec Justin Bieber, Britney Spears ou Lil Wayne. Avec quel artiste est-il le plus compliqué de travailler ?

Je sais. Ne prenez pas le terme « compliqué » d’une mauvaise manière car c’est avec Baby Kaely ! Elle a 8 ans, elle a doit aller se coucher tôt, ne pas oublier ses devoirs… mais je suis très fier du titre que nous avons fait ensemble : Ghetto Ghetto. C’est un état des lieux désastreux des écoles des quartiers pauvres américains. C’est la chanson qui a le plus de sens pour moi. Quant aux autres featurings, il est important de partager avec les autres sa réussite : on n’arrive jamais au sommet tout seul ! Voilà pourquoi il y a tant de gens sur mes albums. Enfin ça pousse à confronter ses idées avec les autres. Donc à s’améliorer !

De quel « pouvoir » parlez vous dans le titre de l’album ?

Mon premier rap, à 15 ans, s’appelait Will Power. Je rêvais déjà à cette époque de vivre de ma musique pour déménager ma maman du quartier pauvre où nous vivions. Ça parle de cette volonté d’y arriver et de contourner tous les obstacles pour atteindre son but ! Le pouvoir c’est la ténacité plus le courage.

Pour revenir sur l’école américaine : quel élève étiez vous ?

J’ai toujours adoré les maths et les sciences en général. C’est dans mon école du ghetto que j’ai découvert les arts. Mais, au départ, je voulais devenir ingénieur. D’ailleurs je ne comprends pas que les gamins d’aujourd’hui veulent absolument devenir footballer ou rappeur. Ils ont tellement de choses à inventer en tant que scientifique ou programmateur de logiciels. Si tu veux changer le « ghetto » apprends les maths, deviens Mark Zuckerberg, Bill Gates ou Steve Jobs. En plus de changer ton quartier, tu changeras la ville entière ! La musique n’est pas grand-chose face aux nouvelles technologies. Ce sont elles qui changent le monde.

Vous vous intéressez à beaucoup de choses en dehors de la musique (sciences, histoire) ? Vous paraissez très ouvert sur le monde…

Je vais vous expliquer : en un mois j’ai voyagé à travers les États-Unis, à Londres, au Brésil, en Inde, en Nouvelle-Zélande et à Paris. C’est une chance incroyable de découvrir de nouvelles cultures, d’autres façons de penser et de vivre. Tout cela m’ouvre l’esprit et, bien sûr, ma musique. J’ai découvert la bossa nova à Rio, la musique indienne à Mumbai et… Gainsbourg, dont je suis fan, en France. Voilà pourquoi je dis souvent que je fais de la fusion. Je mixe des cultures différentes, des univers différents (Le hip hop avec la dance). C’est ce qui fait avancer la musique comme l’ont fait Miles Davis, Afrika Bambaataa ou Malcom Mc Laren.

Propos recueillis par Willy Richert

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