Wave Machines : Pollen

Quatre garçons dans la vague venus de Liverpool, cela aurait déjà dû mettre la puce à l’oreille du monde lorsqu’ils sortaient leur premier « Wave If You’re Really Here » il y a trois ans. Mais la planète musique ne tourne pas toujours rond et les buzz sont depuis bien longtemps plus une histoire de mode fugace que de qualité ancrée. Timothy Bruzon, Carl Brown, Vidar Norheim et James Walsh sont loin des carcans commerciaux avec compositions faciles à consommer et arrangements au mètre à brader en gros. À bien les écouter ils sont même tout le contraire. Et pourtant ils font de la pop, synthétique qui plus est, la porte la plus grande ouverte au sous-vide déchargé par camions.

Même quand on n’aime pas le genre, Wave Machines éclabousse et laisse admiratif. Leur deuxième album, « Pollen » donne l’impression qu’il y a eu une décennie d’épaisseur en réflexion et compréhension depuis la sortie du premier. Alors bien sûr il y a les titres mis en avant comme I’ll Fit ou I Hold Loneliness, synthétiseurs entêtants, rythmes de dance-floor accrocheurs, saccades et voix haut-perchée de mise : la lumière que l’on connaissait déjà d’eux et qui en faisait la qualité pour les amoureux du genre. Et pourtant ce n’est pas là où le quatuor est le plus brillant et ce disque leur révèle une consistance bien autre. Avec pour apothéose le titre générique Pollen,Walk Before I Run ou encore Sitting In A Chair, Blinkin, taillés dans une intelligence redoutable et une finesse indéniable. Plus sombres, lents, avec développements à l’appui, ils offrent l’autre teinte d’un Pollen qui aurait pu tomber dans le trop sucré mais a su rester un délice.

Marjorie Risacher

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