Vampire Weekend : Modern Vampires Of The City

C’était l’un des albums les plus attendus de l’année. C’est déjà l’un des meilleurs. Avec Modern Vampires Of The City, leur troisième album, les New Yorkais Vampire Weekend frappent un grand coup. Le quatuor a pris son temps pour l’écrire et l’enregistrer, en partie par goût du perfectionnisme et de l’expérimentation, et en partie pour cause de blocage passager. Finalement, c’est à Los Angeles que Vampire Weekend a mis en boîte ses douze nouvelles chansons, avec l’aide du producteur Ariel Rechtshaid (qui a notamment collaboré avec Snoop Dogg).

Lors de ce long travail de studio, le groupe s’est éloigné de la pop à guitares de ses débuts pour chercher de nouveaux sons, guidé notamment par son amour du hip hop. La référence est explicite sur Step, qui est une sorte de relecture du morceau Step To My Girl du groupe de rap Souls Of Mischief. Mais c’est tout au long de l’album que Vampire Weekend lorgne vers le hip hop et le R’n’B : sons samplés, parfois non identifiables, rythmiques enregistrées sur bandes analogiques puis retravaillées, traitements vocaux et claviers donnent une patine particulière à des chansons hors du commun. Car une chose n’a pas changé : Ezra Koenig et Rostam Batmanglij composent des mélodies sublimes, à la fois complexes et évidentes. Obvious Bicycle ouvre l’album sur la douceur d’harmonies vocales, d’un piano et d’une rythmique au ralenti, avant que le reste ne parte en tout sens : tueries pop (Unbelievers, Don’t Lie), convulsions électriques (Diane Young, Finger Back), divagations étranges (Hannah Hunt, Hudson) ou OVNI magnifique (Ya Hey). Il faut l’entendre pour le croire.

Vincent Théval

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