Tiga :  » Tiganonstop « 

Longtemps estampillé  » électroclash  » le Canadien prouve, avec cet excellent mix, qu’il vaut beaucoup mieux que ce cliché. On a découvert Tiga avec le tube « Sunglasses at night » en 2002. Point de départ d’une carrière exemplaire qui l’a vu se produire dans plus de 600 clubs à travers le monde, puis créer son label, Turbo, et remixer des artistes aussi divers que Depeche Mode, Moby ou LCD Sound System. Parallèlement, le DJ a sorti deux albums, assez inégaux, et multiplié les collaborations avec la crème des producteurs underground (Jori Hulkonnen, Scissor Sister).

Sortir en 2012 un DJ Set est une gageure tant ils se sont multipliés sur la toile. Tout le monde se rêve DJ comme les candidats de télé réalité s’imaginent stars. On leur conseillera donc chaudement ce  » Tiganonstop  » pour comprendre ce que mixer veut dire. Un mixe c’est avant tout une histoire, avec un début un milieu et une fin. Les enchaînements doivent être subtiles, avec des « tracks » efficaces mais suffisamment diversifiés pour « balader » l’auditeur. Le reste est question de goût. Et du goût, le Canadien en a. Alternant classique techno (Terence Fixmer, AFX ou Marco Carolla) avec ses propre inédits (« Plush » chanté par Matthew Dear), ce  » Tiganonstop  » nous réconcilie avec l’exercice compliqué du mixe sur CD. Les débutants prendront une leçon de maîtrise technique et musicale et les autres comprendront enfin la différence entre un  » programmateur  » et un vrai DJ. C’est sensuel, groovy et sans temps morts.

Willy Richert

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