SOPRANO : éternel phoenix

Membre de l’un des groupes phares des années 2000, chanteur à succès, star de rap, juré de THE VOICE : Soprano égrène les vies et revient à chaque fois plus puissant que jamais. Sa nouvelle tournée s’annonce déjà comme un carton avec 500 000 billets vendus et plus d’une centaine de dates de prévue.

Votre quotidien est bien rempli actuellement…

Oui c’est chargé ! (Rires). Entre la sortie de l’album et sa promotion, la tournée et The Voice, je n’arrête pas. Dieu merci, j’ai une bonne équipe et une famille qui me soutient beaucoup. Même avec ce planning très chargé, on arrive à caser des moments de repos pour gérer tout. Et se ressourcer.

A peine commencée, la tournée s’annonce déjà comme un succès…

Oui. Forcément, je me mets la pression. Les gens ont pris très vite leurs billets, il a fallu tripler certaines dates, des stades affichent complets. Je ne peux pas me permettre de bâcler les concerts.

Surtout que vous mettez votre patte absolument partout !

Oui j’ai travaillé sur la mise en scène du concert, c’est un vrai show !

Vous avez vu votre public changer tournées après tournées ?

Ma musique et mon public évoluent au fil de ma vie. Je suis un père de famille. Quand j’ai fini de travailler, je suis avec mes enfants. Aujourd’hui, mon public est familial. Il y a des petits et des grands. Quand j’évoluais au sein de Psy 4 de la Rime, j’écrivais en bas des blocs donc ma musique était plus ciblée. Quand j’ai fait mes premiers albums solos, j’étais dans la douleur, j’avais besoin de soigner quelque chose. Aujourd’hui j’assume ma vie. Et mon public le ressent. Certains morceaux parlent plus aux adultes mais les enfants sont conscients des messages que je fais passer.

Que vous apporte votre première participation à The Voice ?

Avec les adultes, j’apprends beaucoup. J’étais habitué aux kids, j’étais le papa coach. Les petits vous touchent à chaque fois. La première saison, j’ai pris une claque énorme. Sur The Voice, je suis Soprano, l’artiste. J’ai vu débarquer des candidats issus de l’urbain, qui mélangeaient le rap à d’autres sonorités. C’est fabuleux ! Mes vingt années d’expérience passées à jongler avec les styles, à faire des tournées et des concerts, mais aussi à me prendre des murs, je peux les développer aujourd’hui. Et cela donne des moments magiques. Je me régale.

Le quatuor des coachs fonctionne bien ?

Oui ! Nous sommes tous très différents mais il y a tant de respect entre nous que j’apprends de chacun. Cette expérience me donne des idées pour mon prochain album. J’ai déjà écrit plusieurs morceaux depuis les enregistrements, inspirés par ces artistes qui débarquent avec leurs mélanges des genres.

Votre dernier single, « Fragile » est très fort …

Oui c’est un de mes morceaux préférés de l’album. Il parle du harcèlement scolaire et sur internet. Ce sont des sujets qui mériteraient d’être encore plus mis en lumière. Beaucoup de jeunes se suicident parce qu’ils sont persécutés. C’était important pour moi d’en parler, d’être porteur d’un message d’espoir.  Mais je n’ai rien d’exceptionnel. J’ai les mêmes problèmes que tout le monde.

C’est quelque chose que vous avez connu petit ?

Non, pas du tout. Je crois que les gens m’aimaient bien. J’étais le petit Saïd qu’il fallait laisser tranquille. Mais comme je suis père de famille, je me sens concerné. J’ai une fille de 11 ans qui va rentrer au collège. C’est une ado et « fille de ». Je n’ai pas envie qu’elle soit embêtée. Alors je parle beaucoup avec elles et mes autres enfants. Ils savent qu’ils peuvent tout me dire.

Qu’est-ce que leurs camarades leur disent sur vous ?

Qu’ils ont un père qui déchire ! (Rires).

 LE TITRE POUR S’AMBIANCER AVANT D’Y ALLER

« Zoum » de Soprano feat Niska

Phoenix. Album disponible. (Warner Music). 

 

C’EST QUAND ? En tournée dans toute la France et le 28 juillet à la Foire aux Vins d’Alsace.

 

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