Santigold : Master of my make believe

Santigold (ex Santogold) revient toujours aussi énervée et frondeuse. Cette jeune américaine, que l’on compare souvent à Björk pour sa créativité, avait créé la surprise en 2008 avec un premier album électro-punko-dub. Son « Santogold » lui avait ouvert des collaborations avec Jay-Z, les Beastie Boys ou encore David Byrne. À l’image de notre époque, sa carrière est devenue, en quelques mois, l’une des plus excitantes à suivre. On attendait donc avec impatience son nouvel album, Quatre ans et quelques collaborations après, nous y voilà. Le plus difficile pour une artiste inclassable est de le rester ! Paradoxal. Mais les recettes de l’Américaine sont là : un soupçon de ragga (Freak Like me), une pointe d’électro (God from the Machine), une pincée de rock le tout nappée de pop. Car avant toute chose, Santigold est une artiste pop. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de sa production et la qualité de ses titres : ses chansons peuvent se siffler ! Pour son nouvel album, Master of My Make Believe, la nouveauté réside certainement dans les éléments de world music insufflé tout en finesse sur certains morceaux comme This isn’t Our Parade. Si tout l’album n’est pas irréprochable (The Riot’s Gone, sur un rythme militaire sonne comme un titre mille fois entendu), la force des mélodies de Santigold et son flow incroyable (on n’a pas entendu pareil débit sur Look at These Hoes depuis longtemps) laisse loin derrière elle la concurrence. En pleine période de formatage musical il est important de souligner la prise de risque de la demoiselle. Seul hic : comment va-t-elle s’y prendre pour son troisième album ? On a hâte.

Willy Richert

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