Robert le Magnifique : « Fuck the Hell Yeah »

Enfin ! Il existe des artistes précieux en France, capable de s’émanciper de tous les codes, de toutes les modes, de tracer la route sans rien demander à personne avec une vraie personnalité et une indépendance chevillée au sampler. Ils se nomment Olaf Hund, Rubin Steiner, Le Tone (oui oui celui de « Top Gear ») ou Robert Le Magnifique. On suit les aventures de Franck Robert depuis son premier album « Robert le Magnifique » en 2002, on s’est passionné pour ses expérimentations avec les regrettés Abstract Keal Agram et plus ou moins accroché à son projet de hip-hop expérimental Psykick Lyrikah. On est donc, plutôt heureux de le retrouver pour ce troisième album solo « Fuck the Hell Yeah ». Et c’est avec bonheur que l’on retrouve le bric-à-brac sonore du bassiste capable de sampler le Playtime de Tati ou de lorgner vers Squarepusher (en moins inaudible !) avec Le bar des amis. Impossible de citer la liste complète des styles malmenés (rock, funk, abstract hip-hop, electro, game boy music…) le tout sans la ramener, juste pour le plaisir. Et voilà ce qui fait la différence avec bon nombre de ses confrères prétentieux : Robert Le Magnifique s’amuse là où tant d’autres se posent en poseur de pause. Normal, quand le talent est là, pas besoin d’en rajouter. Le Magnifique est en tournée en ce moment et il est grand temps de le (re)découvrir.

Willy Richert

Découvrir :

Robert le magnifique – The good old days

Crédit Photo : © Gildas Raffenel

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