RIFFX.Hebdo : L’actu de Superbus

– Qu’est-ce que tu préfères maintenant ?
– C’est-à-dire ?
– J’aime bien ce canap’.
– Ce canap’ ça te plait ? Pour l’an 2020 et cette nouvelle décennie, Superbus souffle sa vingtième bougie, Superbirthday to you très chère Jen déjà !
– C’est bien ! Merci.
– « A vingt ans, on est invincible. A 20 ans, rien n’est impossible », chantait une célèbre philosophe française fin vingtième, début vingt-et-unième.
– Oui.
– Comment on se sent après vingt ans d’existence, ça fait quoi d’avoir vingt ans ?
– On se sent plutôt posé, un peu plus sage, j’ai l’impression, qu’avant. Mais c’est une petite fierté quand même d’avoir vingt ans.
– Parce que, effectivement, vous avez commencé juste avant les années 2000, c’est-à-dire que vous avez connu la peur du bug de l’an 2000. Tu sais, quand on sait que tout le World Wide Web allait sauter.
– C’est vrai j’y pensais la dernière fois.
– Et finalement non en fait parce qu’il s’est vraiment rien passé. Et donc vous avez pu faire votre premier concert.
– C’est ça.
– Tu t’en souviens de ce premier concert ? Il était où ? Il était comment ?
– Je m’en souviens très bien oui. Déjà j’avais très peur avant d’y aller parce que je suis quand même quelqu’un qui est assez traceuse. Mais en voyant que ça se passait bien et que c’était un bon moment, je me suis dit « bon ok, ça je peux le faire donc on va voir, mais ça je peux le faire ».
– Forcément, vingt ans plus tard, ça méritait une tournée anniversaire.
– Oui !
– Le… alors là il faut que tu m’aides, le Vingt Tour ? Le X-X Tour ? Le croix-croix Tour ?
– Le croix-croix c’est pas mal. Non, X-X oui.
– Le X-X Tour ?
– X-X Tour oui.
– Est-ce qu’il y a de l’excitation ? Est-ce qu’il y a de la nostalgie quelque part?
– Exactement. Oui, oui c’est ça quand on s’est retrouvés en répèt’, il y avait ce truc-là un peu. On ressent les mêmes choses que l’on ressentait il y a dix-quinze ans. Ca a pris un petit décollage quoi.
– Vous accompagnez ce retour sur scène d’un EP.
– A la base on voulait juste faire une tournée, on voulait juste faire quelques concerts, ça s’est fait un peu en boule de neige. On s’est dit, bon il y a des concerts, ça commence à être complet, peut-être que les gens ont envie d’entendre des nouveaux trucs donc voilà !
– Come back en fanfare avec « Silencio ». C’est ça qui est marrant c’est que c’est un retour avec une rupture. Ce qui est presque un oxymore finalement.
– Oui, c’est ça. Un oxymore. J’aime bien ces mots comme ça. Ces cinq titres sont arrivés dans une période de ma vie qui était un petit peu compliquée, du coup ça m’a fait sortir des chansons et « Silencio » c’est un titre qui peut ressembler à ce qu’on a déjà fait mais un peu en 2.0.
– Avec une ambiance un peu mystique, mi-église, mi-salle de bain, c’est-à-dire qu’il y a des baignoires et des crucifix. Et il y a… alors je ne sais pas, parce que j’ai vu qu’il y avait Notre-Dame de Paris. C’est un hommage aussi ?
– Oui ! Alors Notre-Dame de Paris, c’est parce que j’ai vraiment grandi à côté de Notre-Dame. Quand il s’est passé ça, ça m’a vraiment choquée.
– Oui.
– Mais vraiment. Je ne l’ai pas dit à grand monde, là je vais le dire. J’allais toutes les semaines dans Notre-Dame. Dans la vidéo de « Silencio », je me suis dit qu’il fallait faire un petit clin d’oeil, un petit truc.
– Et donc, cet EP, avec cinq titres seulement ? Mais bon, on va y venir parce qu’il y a un album, tu me dis, qui va arriver avec une direction plus électro.
– Oui plus électro. On avait envie d’ouvrir un peu et donc on a fait appel à des gens qu’on aime beaucoup. Parce que Benjamin de The Shoes, moi je suis ultra fan de ce groupe, je l’ai tanné pendant un an. « S’il te plaît, essaie de bosser avec nous ! » Et donc il l’a fait, et on a fait un truc très très cool. Et Mosimann pareil, j’adore ce qu’il fait.
– Et donc ce septième album, qu’est-ce qu’on peut en dire, c’est pour quand ? C’est…
– Je pense…
– Dis-nous tout !
– Je pense qu’il arrive en fin d’année, début d’année prochaine. Voilà, il faut qu’on le finisse.
– Ok !
– Voilà.
– Surprise !
– Surprise.
– Teasing. J’ai donc vu, Superbus c’est plus d’1,5 million de disques vendus. Plus de 800 concerts. Est-ce que tu notes que vingt ans après, il y a des trucs qui ont changé ? Tu dis parfois des phrases un peu de vieux ? Genre, « vous pouvez jouer moins fort » ?
– Oui, complètement !
– Ah oui ? « Jouez moins fort », ça tu l’as ?
– Oui ! Il y a de ça. Il y a de ça forcément parce que en vrai on s’en est pris plein les oreilles pendant quinze-vingt ans de ça. Donc, aujourd’hui, c’est ce que je te disais au début, on est plus posés. Voilà. On est des adultes.
– Tu dis « mollo, mollo » ?
– Mollo, mollo, oui je l’ai dit.
– Bon, déjà, il y a la tournée.
– Oui !
– Les amis, c’est complet, c’est trop tard. Il fallait vous dépêcher. Donc là ce sera festival d’été et, re-tournée…
– En automne.
– …en automne.
– Quand on sera tous bien guéri.
– C’est ça, voilà. Il n’y aura plus de miasmes. Très chère Jen, je me lamente encore un peu mais ça va quand même mieux…
– Ca va mieux ?
– …vu que Superbus est de retour ! Qu’est-ce que tu veux, on ne contrôle pas le manque de toi ! Donc là ça fait très plaisir de vous retrouver.
– Merci.
– Merci beaucoup !
– C’est un peu le retour du bonheur.

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