Fin novembre 1968, les événements du mois de mai sont encore dans tous les esprits, les Beatles commencent à se disloquer sur fond blanc et Brian Jones n’est plus que l’ombre d’une pierre. C’est dans cette ambiance que va sortir le 9ème album de Françoise Hardy, l’un des plus beaux de la chanson française : Comment te dire adieu.
Bien sûr, tout le monde a la chanson-titre dans la tête, entêtante et si compliquée à suivre avec son texte tout en césure et la redondance de la syllabe -ex, pour mieux marquer la notion de rupture. Un coup de génie que l’on doit au plus grand parolier du moment, Serge Gainsbourg. Il écrit le texte sur la base d’un instrumental qu’avait déniché Françoise Hardy quelques mois plus tôt, signé Arnold Goland et intitulé It Hurts to Say Goodbye.
Ravi de cette collaboration, Gainsbourg offrira à Hardy une autre chanson, L’Anamour. Une perle de pop music un peu effacée derrière l’immense succès de Comment te dire Adieu, et dont la musique fut enregistrée à Londres.
Françoise Hardy signe les paroles et musique de deux chansons sur les douze de l’album, A quoi ça sert et le dernier morceau, La Mer, les étoiles et le vent. On notera aussi sa reprise du Suzanne de Leonard Cohen et celle du poème d’Aragon mis en musique par Georges Brassens, Il n’y a pas d’amour heureux.
Comme un présage dans la relation tumultueuse que l’égérie des Yé-Yé connait alors avec le Dom Juan fumeur de cigares Jacques Dutronc, Comment te dire adieu est le neuvième album de Françoise Hardy. Il fera d’elle la grande dame de la chanson française que l’on sait et, en toute logique, un LP_Story_by_RIFFX !



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