Justice : Access All Arenas

Les stars de la musique électronique (mais Justice en fait-il partie ?) reproduisent les éternels schémas de la pop music : sortie d’album studio, puis tournée et enfin enregistrement de la tournée et commercialisation du live. Double intérêt : un album live est toujours moins cher à produire qu’un album studio et sa présence sur le net ne laisse pas de place vacante à la concurrence. Bien sûr, longtemps les DJ sets ont remplacé les lives mais la logique reste la même.

Donc, voilà nos deux hardrockeux à l’ouvrage. Ceux qui détestent le coté bad boy surjoué du duo détesteront cette relecture techno des années 1970 ou 1980 (Genesis, Supertramp). Mais les fans adoreront cette surenchère de BPM, plutôt bien ficelée, se pâmeront devant D.A.N.C.E ou Stress, les mini samples de Prince, Simian Disco Club ou Jay Z.

Sur ce live, le problème majeur reste le son : ultra compressé sur les sites de streaming et avec un public un rien présent entre les morceaux, il nous laisse sur notre faim.

Si cet album reste efficace, il n’arrive pas au niveau d’un certain Alive 2007 signé… Daft Punk. Les patrons sont toujours en place !

Willy Richert

Sur le même sujet

Charger plus d'actualités...
eget risus ultricies dapibus efficitur. ut id, libero