Eels : Wonderful, Glorious

Eels, c’est surtout et toujours Mark Oliver Everett qui avait commencé par une carrière solo sous le pseudonyme de E. avant de fonder 1995 son groupe. Il est patron en sa demeure et prouve encore qu’il en connaît les moindres recoins. Sur ce dixième album, aucune surprise, la déco est la même, aucun grand travaux n’a été engagé, les rideaux permettent les clairs-obscurs qu’on lui connaissait déjà. Mais peu importe. On se sent bien chez l’Américain et comme d’habitude on n’a pas envie d’en bouger lorsqu’on s’y invite.

De rythmes incisifs en ballades douloureusement belles, il y a chez lui un petit rien qui oscille entre l’album intime et ouvert à la fois. Son folk rockifié ou son rock folkifié selon la manière d’écouter n’est pas sans faire penser à un Tom Waits des années 2000. La voix écorchée sur des mélodies cabossées, les guitares acérées et la batterie sombre, Eels nous promène dans des chemins de solitude ou de chant de vie, comme si l’humeur de MO Everett faisait un grand huit éternel. Et l’on traverse « Wonderful, Glorious » en admirant les couleurs différentes, en passant de l’émotion au sourire et en se disant qu’encore une fois, le monsieur est indétrônable.

Glorious on ne sait pas, mais wonderful assurément.

Marjorie Risacher

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