Disclosure : Caracal

Que l’on soit fan de dance ou non, impossible d’être passé à côté de la déferlante Disclosure en 2013 : plus d’un million d’albums vendus de « Settle », leur premier disque, des tournées à n’en plus finir (cinquante festivals en un été), des featurings à tomber par terre (Flume, Aluna Georges ou encore Sam Smith) et la production du dernier Mary J. Blige. Les deux frères Lawrence (21 et 24 ans) ont jeté des ponts solides entre pop et house music grâce à une production hyper léchée, des mélodies imparables et un sens du lyrique étonnant pour leur âge. Les radios anglaises de dance auraient même changé de format, délaissant le dubstep pour accompagner ce revival garage (house vocale), version anglaise. Et comme un étonnant signe du destin, l’un des fondateurs du Garage, Frankie Knuckles, décédait presque un an jour pour jour, après la sortie de « Settle ».
On attendait donc beaucoup (trop ?) de ce second album, « Caracal ». À l’écoute de ces onze titres, on est loin des électrochocs de When a Fire Starts To Burn ou White Noise qui avait amené un vent de folie sur les dancefloors du monde entier ! Les rythmes se sont ralentis, mais les basses, elles, restent omniprésentes. La déception vient sans doute du formatage radio « R&B » de certains titres (Willing & Able ou Superego). Reste quand même de belles pépites UK garage (Holding on Feat. Gregory Porter), par exemple. Au final « Caracal » a un bilan en demi-teinte, mais soyons indulgents, le second album est souvent le plus difficile dans une carrière. Laissons les Disclosure mûrir et reprendre des couleurs dans l’underground. Le temps nous dira si « Caracal » est une simple baisse de régime ou « Settle », leur premier album, un accident ! Dernière hypothèse assez improbable…

Willy Richert

Découvrir :

Disclosure – Omen ft. Sam Smith

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