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NFT : quésako ?

NFT, acronyme de Non fungible token, c’est la nouvelle sensation qui s’empare de l’industrie musicale. Ces « objets numériques », apparus dans le domaine de la finance, dans le sillon des cryptomonnaies et des technologies de blockchain, fascinent autant qu’ils interrogent. Qu’est-ce que c’est concrètement, à quoi ça sert et comment les utiliser ?

 

The Weeknd, Eminem ou encore Jacques, Agoria, Kings of leon, Aphex Twin, Mr Oizo… Ils sont de plus en plus nombreux à se laisser tenter par l’aventure NFT. Et on les comprend! C’est un moyen de développer de façon créative les liens directs entre les artistes et le public. Un moyen de renouveler votre stratégie direct to fan. Mais aussi de diversifier les sources de revenus! Dans un marché numérique où le streaming, bien qu’installé, peine à dégager des revenus substantiels pour une grande majorité d’artistes.

 

C’est quoi et comment ça marche ?

Un NFT (Non Fungible Token), ce sont des actifs virtuels qui ne sont pas « fongibles » : ils ne sont pas interchangeables, ils sont uniques. Contrairement à une monnaie virtuelle, tous les jetons n’ont pas la même valeur. Celle-ci est définie par son créateur et chaque jeton est cryptographié de façon à être infalsifiable, en étant enregistré sur une blockchain. Pour faire simple, une blockchain, c’est un mode de stockage et de transmission de données décentralisé et protégé contre toute modification… Bref, basiquement, un NFT est associé à un code informatique inviolable qui garantit l’authenticité et l’unicité du contenu qu’il protège.

Pour illustrer plus concrètement, imaginez que vous achetez dans un jeu vidéo un objet unique que vous êtes le seul, ou très peu, à posséder et qui augmente les capacités ou les pouvoirs de votre personnage. Ce peut tout aussi bien être une œuvre d’art ou un objet virtuel de collection unique, une propriété ou un bien dans un métavers, un nom de domaine…

L’avantage, c’est que vous fixez à l’avance les prix et conditions, et ces biens ne pourront pas être copiés ou piratés. Ils pourront être revendus. Mais dans ce cas, vous serez informé de toute cession. Ce qui permettra de facilement tracer toutes les transactions financières liées à l’objet. Et l’argent généré est directement reversé, moyennant la commission de la plateforme utilisée pour la mise en vente.

 

Quelles utilisations pour la musique ?

Les utilisations pour la musique sont multiples. On peut associer un NFT à tous types de contenus : chansons, vidéos, photos, gifs, mèmes… Ou à une collection d’art numérique, comme celle mise en vente par Grimes, ou à une œuvre de pixel art unique, comme celle créée par Mr Oizo en collaboration avec EboyArts.

Par exemple, on peut créer un billet de concert unique, en incluant du contenu premium, un accès VIP ou backstage pour une date donnée. Au printemps 2021, le groupe Kings of Leon a vendu 6 golden tickets, des billets de concert permanents, qui permettent d’assister à toutes leurs représentations futures. Et les enchères sont montées jusqu’à 100 000 dollars le ticket ! En plus de l’exclusivité spécifique liée au ticket, ceux-ci deviennent, par leur rareté, des objets prisés.

Ils ont d’ailleurs été parmi les premiers à vendre leur dernier album sous forme de NFTs avec des avantages divers : pochettes à télécharger, places de concerts, vidéos exclusives, vinyles à tirage limité… Le tout pour une valeur de 50 dollars le token. Des initiatives similaires ont été mises en œuvre par Aphex Twin et The Weeknd, Gorillaz ou Clarian. Ce dernier a d’ailleurs vendu les douze morceaux de son dernier album électro pop en se passant de label.

Autre exemple, l’artiste français Jacques et son label Recherche et développement. Ils ont vendu en NFT chaque seconde des droits master du single Vous. Ne conservant que deux secondes (une pour Jacques, une pour le label), ils ont cédé les 192 autres. Chaque NFT, correspondant à une seconde de la chanson, embarquait en plus du contenu exclusif : une vidéo, un exemplaire du contrat manuscrit, les fichiers master correspondants, et un vinyle numéroté envoyé chez l’acquéreur.

Vous pouvez vous inspirer de ces expériences pour vos propres biens virtuels. Mais qui dit technologie nouvelle dit aussi usages nouveaux à imaginer. Alors soyez créatifs, et commencez à réfléchir à ce qui pourrait plaire à vos fans. Partez sur des choses simples, comme du contenu exclusif, qu’il s’agisse d’écoutes et de téléchargements en avant-première, d’accès à des vidéos… Pour ensuite vous démarquer, en proposant des produits originaux. La limite, c’est votre imagination !

 

Comment s’y mettre ?

Pas facile de se mettre aux NFT si l’on n’a aucune connaissance et compétence en informatique… Vous vous dites sûrement que c’est réservé aux artistes bankables qui ont des moyens. Effectivement, tout le monde ne pourra pas faire monter les enchères ou fixer des prix d’achat très élevés. Mais tout le monde peut s’y mettre, grâce aux différentes plateformes dédiées, qui fonctionnent comme des places de marché décentralisées. On peut citer Yellowheart (https://yh.io) , Zora (https://zora.co), Public pressure (https://www.publicpressure.io) ou encore la française Pianity (https://pianity.com/fr). Tout y est expliqué pour mener pas à pas cette nouvelle expérience. Vous pouvez établir un prix fixe (à partir de 1 euro). Ou bien mettre aux enchères vos biens, qui seront acquis par le plus offrant. Pianity propose quatre niveaux de valeur : unique (un seul exemplaire), légendaire (10 exemplaires), épique (100 exemplaires) et rare (1000 exemplaires). À vous d’estimer le juste prix !

 

Si cet article a titillé votre curiosité, et que vous êtes à la recherche de nouvelles façons de renforcer les liens avec votre public tout en générant de nouvelles sources de revenus potentielles, le mieux, c’est encore d’aller fouiller sur ces plateformes. Pour y chercher de l’inspiration, et réfléchir à vos futurs tokens ! Uniques, bien sûr, comme vous !