Bonobo : The North Border

Dès Firts Fires le premier morceau de ce quatrième album de Bonobo, on pense immédiatement à Woodkid et son single I Love You : même sens de la mélodie, voix profonde similaire et grandiloquence assumée. Il existe tout de même une différence flagrante entre les deux. L’authenticité. Il est toujours difficile d’expliquer pourquoi un musicien semble plus sincère qu’un autre mais il existe pourtant des pistes. La longévité d’abord : Simon Green construit une carrière tout en discrétion, creusant son sillon propre sans emprunter ou piller les formules de ses camarades de samples. Le producteur anglais, désormais installé aux États-Unis propose une musique assez cinématique pour que des séries tels que Dr House, Lost ou Californication utilisent ses titres.

Mais ce qui frappe à l’écoute de ce nouvel opus c’est la qualité d’orchestration, la finesse de la production et la volonté affichée de se moquer des courants à la mode (authenticité donc). Seul featuring remarquable : Erykah Badu, excusez du peu. On se balade ici dans le downtempo qui flirte parfois avec le dubstep. Un album à ranger plutôt du coté de Massive Attack que des albums électro-pompiers qui inondent le marché en ce moment.

Willy Richert

Sur le même sujet

Charger plus d'actualités...
luctus ante. Nullam non pulvinar vulputate, mattis Praesent velit, elit. Phasellus dolor.