Anaïs B : elle va faire bouger l’Afropunk

Attention, chaud devant : Anaïs B est une djette engagée, féministe et douée. Ce week-end, sur la scène de l’Afropunk festival, elle va vous emmener très  loin.

Qui êtes-vous Anaïs B ?

Je suis née à Paris, j’ai des origines guadeloupéennes par mon père et sénégalaises allemandes par ma mère. Ma culture musicale est africaine caribéenne mais j’aime aussi tout ce qui est anglo-saxon : j’adore les rappeuses UK, tout ce qui est future beat, ce qui touche à l’Amérique Latine… Je m’inspire beaucoup de mes voyages, j’ai la chance de pouvoir m’exporter à l’international : mes déplacements influencent beaucoup mes playlists.

Vous allez jouer au festival Afropunk. C’est quoi quoi l’afropunk ?

C’est un mouvement communautaire qui a été créé à Brooklyn. Il rassemblait les noirs qui aimaient l’univers punk, les skateurs. Avec le temps, le mouvement s’est transformé et s’est ouvert à d’autres cult
ures.  Dans la musique afropunk, il y a toujours un moment donné où le rock et la musique alternative prennent l’ascendant sur les sonorités africaines.

L’Afrique est partout aujourd’hui : dans la musique, dans la mode, dans l’art. C’est une émancipation incroyable

Oui c’est fou ! Musicalement, c’est très riche, très dansant. L’Afrique est un continent énorme, chaque pays a son type de musique, ses instruments. Leurs clips sont très beaux, colorés. C’est puissant aussi bien à l’image que dans le son.

Pourquoi Afropunk est un festival important ?

Il est important, notamment à Paris, car il n’existe pas beaucoup d’évènements fédérateurs autour de la question afro. Nous avons besoin de nous rassembler, pour faire découvrir aux autres ce qu’est la culture afro, la partager et faire la fête avec des gens du monde entier.

C’est aussi un rendez-vous très féminin et féministe. C’est rare en festival…

Afropunk est un festival qui met en avant toutes les minorités, il est rythmé par des slogans anti-homophobie et anti-sexisme. Il faut mettre les femmes en avant parce que nous faisons le job et non parce qu’il s’agit d’équilibrer les rangs…

Est-ce qu’être une fille DJ a été compliqué pour vous à un moment donné ?

Oui et non. Oui parce qu’il est difficile de trouver sa place sur un terrain très  masculin. Je pense que nous faisons un peu peur aux hommes, ils savent que nous sommes rares donc très demandées. Chez moi, les remarques sexistes rentrent p

ar une oreille et ressortent par l’autre. Elles ne m’arrêteront jamais.

 

Amandine Scherer

 

Festival Afropunk Paris : les 13 et 14 juillet à La Seine Musicale.

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