Alabama Shakes : Boys and Girls

Le blues et le jazz ont donné naissance au rythm’n blues, le gospel et le rythm’n blues ont donné naissance à la soul, la soul et le rock ont donné naissance à Alabama Shakes.

Ces quatre américains originaires (comme le nom l’indique) de l’Alabama sont un nectar aux oreilles pour qui a un jour rêvé d’entendre Aretha Franklin chanter sur une instrumentation plus électrique et garage.

La chanteuse, Brittany Howard, ancienne factrice dans sa petite ville d’Athens, donne de la voix comme une lionne libérée de sa cage. Ses envolées, sa rugosité, sa puissance, tout chez elle fait penser aux grands noms de la soul. Épatante rage qui se marie à merveille avec des incisions de guitares rock, des frappes de batteries métal, de touches de clavier blues et des apparitions de basses funks. Comme si l’histoire venait à redevenir terriblement vivante en ces jours où les effets et l’électronique ont parfois bien pris le pas. Ici c’est l’analogique et une écriture collégiale et classique qui est de mise, le tout remué dans un cocktail d’arrangements passant des White Stripes à Otis Redding. Et l’engouement est total : leur premier album « Boys and Girls » est reçu avec un enthousiasme délirant des États-Unis jusqu’en Europe et leurs concerts se jouent à guichets fermés à Londres, Paris ou New York. Magnifique démarrage pour superbe album.

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