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À LA MAISON Ep.44 : interview de Irma

Après un début de carrière remarqué puis une pause, la chanteuse Irma se réinvente avec «The dawn». Rencontre comme à la maison avec RIFFX !

Salut, c’est Irma pour RIFFX.

Hello Irma, t’es où ? Tu fais quoi ?

 

Je suis dans mon studio parisien. Je suis en train de bosser sur des instrus. En ce moment-là je bosse sur ça. Quand un riff me fait faire des mouvements et des têtes bizarres, c’est que ça marche.

 

Tu as fait quoi pendant 6 ans ?

 

C’est vrai que c’était long, 6 ans c’était long. J’étais en train de travailler, tout simplement. C’est le temps qui m’a fallu, je pense, pour digérer tout ce qu’il s’était passé et puis surtout pour grandir de cette expérience. C’est un moment où j’ai tout remis à plat. Où je me suis demandé ce que je voulais vraiment faire, ce que je voulais dire. Ça a été un laboratoire pendant 6 ans. Je me suis enfermée avec mes instruments et j’ai taffé, j’ai taffé, j’ai taffé.

 

Présente-nous ton album « The Dawn » ?

 

« The Dawn » c’est la quête, une quête de paix déjà, une quête d’identité, une quête de réconciliation. C’était ma manière de me reconnecter à ce que je suis et de retrouver mes tripes.

 

Cet album : C’est toi ?

 

Oui, cet album c’est totalement moi. Je l’ai fait de A à Z, c’est un album que j’ai fait de la composition au pré-mix, en passant par l’enregistrement, etc… C’est un album qui transpire de toutes ces questions-là que je me suis posées et comme de toute manière il traite d’une quête d’identité, d’une quête de moi, de retour aux sources. Oui, ça ne peut-être que moi.

 

Question « cliché » un album « thérapie » ?

 

Non ce n’est pas cliché, c’est vrai, je comprends la peur du cliché mais c’est la vérité, c’est un album thérapie dans le sens où cette quête d’indépendance et de liberté est passée par me libérer de moi-même. Me libérer de mes propres démons en fait, de mes propres peurs, de mes propres barrières, de mes propres mécanismes toxiques. Et en fait, c’est en ça que ça été très intéressant. C’est un album qui me permet de me rendre mon pouvoir, de me rendre ma passion, de me rendre ma voix, ma parole et c’est passé d’ailleurs littéralement par le travail de la voix.

 

Justement, pourquoi ?!

 

Déjà techniquement, je m’étais complètement ruinée la voix à force de courir dans tous les sens de faire des tournées sans prendre soin de ma voix. Et puis je ne m’étais jamais considérée comme une chanteuse, je me considérais plus comme une musicienne. J’ai dû réapprendre à utiliser ma voix, la rééduquer et surtout je n’avais jamais même su m’en servir, je n’avais jamais su la faire sortir de mes tripes.

 

Comment décrire ton univers ?

 

Il faut écouter ! Ce n’est pas du tout une manière d’inciter les gens à écouter, c’est plus pour dire, je pense que voilà chacun se fait son propre avis des chansons et de l’album et c’est pour ça que je n’aime pas trop, moi, prendre les devants de mettre des mots.

 

Ton titre préféré ?

 

Ils sont tous mes titres préférés mais pour moi il y a un titre qui résume un peu la démarche de cet album, la quête d’identité et de paix, c’est « Black Sun ». « Black Sun » pour moi c’était justement ce moment chaotique où tu essaies de réconcilier les choses qu’on t’a toujours poussé à opposer, qu’on t’a toujours poussé à mettre en conflit. C’est blanc ou noir, c’est rose ou bleu, c’est masculin féminin, c’est machin machin. Et pour moi c’est important de réconcilier ces choses-là.

 

Pourquoi l’omniprésence du rose ?

 

Le choix de la couleur rose était justement pour parler de cette espèce de volonté constante de mettre dans des cases et pour moi le rose c’est une mise en cage en fait, c’est le symbole en tout cas de la mise en cage.

 

Parle-nous de « School’s Out » ?

 

C’est une reprise d’un titre d’Alice Cooper que j’ai faite pour accompagner la nouvelle campagne d’« Handicap International ». Cette nouvelle campagne vise à sensibiliser sur le bombardement des civils parce qu’il faut savoir qu’aujourd’hui, 99% des victimes de bombardement sont des civils.

 

Tu nous fais la choré de « Shivers » ?

 

C’est très important de compter en anglais quand on chante parce que ça créé l’illusion du professionnalisme, tu comprends. Du coup d’ailleurs quand je regarde la vidéo, le clip, je me dis : « Ah je le fais mieux maintenant, venez on retourne », on ne peut pas retourner.

 

Merci Irma ! À bientôt !

 

À très bientôt j’espère en concert. Voilà, salut !

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