5 raisons qui font des rappeurs les chouchous du cinéma français…

Nekfeu, Orelsan, Gringe, Kery James, Kaaris, Abd Al Malik, Hatik : la liste est encore longue ! Rappeurs plébiscités, véritables héros modernes qui font aujourd’hui les beaux jours du cinéma français. On vous explique en 5 points les raisons de cet engouement…

 

5/ Parce que ce sont les nouvelles « gueules » et « plumes » du grand écran…

Le rap français fourmille de comédiens et réalisateurs nés ou révélés devant ou derrière la caméra. Délaissant parfois même la scène musicale pour se consacrer uniquement à un  cinéma qui leur propose enfin de vrais rôles, loin du voyou de service enfermé dans sa banlieue. Les réalisateurs voient en eux de vrais bosseurs, de sacrés gueules qui s’affichent auprès de « monstres sacrés » comme Catherine Deneuve ou encore Gérard Depardieu. JoeyStarr a ouvert la voie et fait figure de parrain des parrains que la sacro-sainte famille du cinéma français a adoubé. S’en sont suivies de véritables consécrations avec Sadek, Keri James, Gringe, Kaaris ou encore Moussa Mansaly pour ne citer qu’eux. Orelsan fait figure d’exception avec la triple casquette d’auteur/réalisateur/interprète pour « Comment c’est loin » sorti en 2015.

 

4/Parce que ce sont les rois d’un monde streamé…

C’est officiel, le rap est devenu cette année le genre musical le plus streamé de France.  Que ce soit sur Deezer ou Spotify, les rappeurs français se sont largement imposés et sont devenus les maîtres d’une culture urbaine ultra plébiscitée principalement chez les jeunes, mais pas que. Et ce serait bien dommage que le cinéma n’en profite pas. Mettez un rappeur en haut de l’affiche et c’est gagné. Une opportunité qui séduit bien évidemment les producteurs. Pilier du rap français, Kery James a foudroyé Netflix avec « Banlieusards » sa première réalisation au côté de Leïla Sy, avec pas moins de 2 634 101 vues en à peine 7 jours. Autre tour de force, le film promo du nouvel opus de Nekfeu « Les Étoiles vagabondes » qui a fait l’objet d’une sortie en salle exceptionnelle…

 

3/ Parce qu’aujourd’hui c’est la génération Z qui décide…

Le phénomène hip hop touche majoritairement une génération 2.0 qui fait la pluie et le beau temps et notamment sur les réseaux sociaux. Parce que les rappeurs ont su toucher un jeune public à coup d’identification, de textes forts qui parlent d’eux, de ce qu’ils connaissent, d’un son bien fichu et de quelques bastons médiatiques bien suivies, le cinéma a décidé de les écouter. Tour de force ? Ramener les jeunes à fréquenter les salles obscures avec des films qui parlent d’un quotidien plus réaliste, moins cliché. Le dernier succès au box office du film de Grand Corps Malade « La Vie scolaire » en est bien la preuve…

 

2/ Parce qu’il faut le reconnaître, le cinéma français a rajeuni…

Une toute nouvelle génération de réalisateurs a changé la donne en offrant au cinéma un nouveau souffle. Une génération qui a connu l’émergence du rap français dans les années 90 et qui reconnaît sa place fondamentale dans la pop culture actuelle (Kim Chapiron et le collectif Kourtrajmé en tête de liste). Des équipes plus jeunes qui savent de quoi elles parlent et offrent un autre regard sur les banlieues, le rap et autres thématiques sociales.

 

1/ Parce que demain ne se fera pas sans eux…

Une actualité ciné/série brûlante approche, avec quelques projets qui nous font déjà rêver : « Validé » la série sur le rap de Franck Gastambide, prévue en 2020 sur Canal+, avec de nombreux rappeurs en guest, sans oublier « Suprêmes », le biopic sur NTM réalisé par Audrey Estrougo, avec une sortie envisagée en 2020, la présence de Kaaris au casting du nouveau film d’Olivier Marchal, « Bronx » et celle de Roméo Elvis chez le brillant Quentin Dupieux alias Mister Oizo. Preuve que le cinéma a encore toutes les raisons de miser sur le rap, source d’inspiration loin d’être épuisée.

 

Amandine Scherer et Julie Brando

 

 

 

 

 

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